Le 24.10 : Addo – Port Elisabeth - Johannesburg
C’est le grand jour !
Angélique, Nono, Léna et Betty arrivent cet après-midi à l’aéroport de Johannesburg.
On est super excité de les retrouver.
Nous embarquons vers 13 heures, à Port Elisabeth pour les accueillir à leur arrivée à Johannesburg, à 16h15.
Retrouvailles émues …
Le soir, nous sommes hébergés à la French guesthouse où nous dînons.
Le 25.10 : Soweto
Nous visitons Soweto, township créée du temps de l’Apartheid pour exiler les noirs des grandes villes tout en conservant cette main d’œuvre bon marché à portée de main.
Pendant notre périple, nous nous rendons chez Elisabeth, « mama » entourée d’enfants adorables qui font craquer Angélique, et qui est fière de nous montrer l’intérieur minuscule mais impeccable de sa petite maison au cœur de Soweto.
Nous nous rendons ensuite à l’endroit où a été tué Hector Pieterson, un gamin de treize ans, lors des manifestations étudiantes de 1976 contre l’imposition de l’afrikaners comme langue officielle pour l’enseignement. Ces manifestations ont été durement réprimées par les forces de l’ordre qui au lieu de tirer des balles en caoutchouc ont utilisé des balles réelles.
Cet assassinat a provoqué des émeutes de Soweto qui ont duré plusieurs mois et a ému l’opinion publique internationale.
Nous poursuivons par la visite de l’Hector Pieterson Mémorial et du musée du même nom, consacré à l’Apartheid : très émouvant.
Nous allons ensuite visiter la maison de Nelson Mandela.
Le 26.10 : Johannesburg – Kruger
Départ matinal (5h45) pour le Parc Kruger que nous atteignons après 6 heures de route.
Pendant le transfert entre l’entrée du parc jusqu’à notre camp de brousse, nous croisons émerveillés des éléphants, des girafes, des impalas…
Nous nous installons dans un camp non clôturé dans des tentes pour 2.Nous avons la chance d’être les seuls clients.
Ensuite, nous partons en 4 X 4 pour aller à la recherche des fameux « Big Five » : éléphant, rhino, lion, buffle et léopard.
Première émotion : le rangers a repéré des empreintes de lion de la nuit précédente, il charge sa carabine 44 Magnum et va repérer les lieux… Le félin est déjà loin.
Au bout de deux heures de recherche, on fait chou blanc pour les « Big Five » mais nous avons rencontré des phacochères et de nombreuses antilopes.
Apéritif en plein bush au coucher de soleil.
Diner délicieux préparé par les « girls » du camp.
Au moment de se coucher, les rangers nous donnent les consignes de sécurité pour la nuit.
Si nous devons sortir de la tente pour aller aux toilettes, il faut vérifier qu’aucun animal n’est dans le camp. Si nous en rencontrons un, nous devons rester immobile et appeler les rangers au secours. Si c’est une hyène, il suffit de taper dans ses mains et de siffler pour la faire fuir.
Autant dire que nous nous reteindrons toute la nuit.
Bien nous a pris car au petit matin, les rangers nous ont montré des empreintes de hyènes dans le campement !
Le 27.10 : Kruger
Debout à 5h, on avale un café avant de partir à pied à la recherche des grands animaux.
Les consignes sont claires : on marche en file indienne, un ranger armé devant (ce sera ainsi lui la cible !) puis le traqueur, 2 adultes, les 3 enfants et 2 adultes pour fermer la marche.
On crapahute ainsi pendant plus de 4 heures mais que nenni !
Retour au camp vers 10 h pour prendre un sérieux petit déjeuner et une douche (bien que certains préconisent de ne pas se laver pour ne pas se faire repérer par les animaux).
L’après-midi, on refait 2 heures de recherche sans plus de succès : les enfants, et les grands, sont déçus et ne sont plus vraiment motivés pour marcher.
En fin d’après-midi, nous repartons, en voiture cette fois : quelques antilopes, phacochères mais toujours pas ces satanés « Big Five ».
Le 28.10 : Kruger
Debout à 6 h (on a réussi à négocier 1 heure de sommeil en plus), on part en voiture dans une autre concession à 1h30 de route.
Et là, gros succès : on voit une trentaine d’éléphants, les hippo, les girafes, des buffles, des impalas, des antilopes, des kudus, des phaco, des babouins….
On est super content et on arrose ça en contemplant notre dernier coucher de soleil à Kruger.
Le 29.10 : Kruger – Nelspruit
Pour le dernier matin, on ne nous fait pas de cadeau : debout 5 h pour un dernier tour dans le bush.
Rien, on espérait pourtant voir un lion avant de quitter le camp.
On « décolle » à 9 heures pour rejoindre l’entrée du parc où doivent nous attendre nos voitures de location réservées par Laurent.
A l’arrivée, nous apprenons que les voitures ne sont prévues que pour demain et que nous n’avons pas d’hébergement prévu pour ce soir car notre abruti de soi-disant tour operator s’est encore une fois trompé de dates.
Heureusement, la responsable du camp prend les choses en main et en quelques heures tout est arrangé.
Nous prenons la route en direction du Swaziland vers 13h.
Nous passons la nuit à Nelspruit – Old Vic- Nous campons tous les 7 dans la même chambre car compte-tenu de notre arrivée tardive, la deuxième est relouée.
Le 30.10 : Swaziland
On met près de 4 heures à atteindre Mbabane, la capitale du Swaziland, située à seulement 200 km.
En effet, d’énormes travaux sont en cours pour doubler les voies, certainement en prévision de la coupe du monde de football en 2010.
Nous disposons d’une chambre double et d’un appartement avec 2 chambres et cuisine, on est plus à l’aise que la veille.
On envisage de préparer notre dîner et nous envoyons Gilles et Nono au supermarché du coin.
Ils reviennent bredouille, on va donc au restaurant.
Le 31.10 : Swaziland
Nous visitons le Cultural Village en compagnie du chef de village. Les habitations sont des huttes en paille en forme de ruches et les 22 habitants du village nous proposent un spectacle de chant et de danse traditionnels.
Le 1.11 : Swaziland
Journée marché : des stands d’artisanat local sont disposés sur 6 ou 700 mètres le long de la route : c’est sympa et assez abordable.
Le 2.11 : Kwazulu Natal
On quitte l’hôtel vers 8 heures pour être au RV à 10 heures et aller observer les rhino dans la réserve Mkhaya.
La visite s’effectue en 4 X 4 découvert sous 35° mais nous ne sommes pas déçus du résultat : nous voyons une bonne trentaine de rhino blancs : énormes mâles de 2.5 tonnes, femelles et petits se prélassant dans la boue des rares points d’eau.
Nous avons même la chance de voir des hippopotames sortant de l’eau et prenant la fuite, ces bestiaux sont beaucoup plus farouches que leurs copains les rhino !
Puis route vers Bushland où notre hébergement est réservé.
A l’arrivée, nous constatons que nous sommes au « trou du cul du monde », accès par des pistes boueuses, logement dans des cabanes en bois humides et bourrés de crottes de souris et de toiles d’araignées, sanitaires extérieurs….et bien sûr pas de restau.
Nous dînerons donc chez…. Total !... où nous ne viendrons plus par hasard !!!
De retour au camp, parties cartes pour tuer le temps avant qu’Angélique ne découvre des crottes de « margouillats » sous son oreiller.
Nous devons rester 2 nuits, on décampe demain matin.
Le 3.11 : Santa Lucia
Route vers Santa Lucia, on espère trouver un hébergement de remplacement. On va directement à l’endroit réservé pour demain.
Ouf, nos chambres sont libres. Nous disposons en fait d’un appartement avec 2 chambres par famille. Nous faisons nos courses et nous préparons un délicieux barbecue !
Ah au fait, heureusement que nous venons avec une journée d’avance, car la gérante nous informe qu’elle ne sera pas là demain dimanche, décidément Laurent est vraiment un abruti.
Dans l’après-midi, nous allons nous balader à la plage et nous apercevons au retour des impalas et même d’adorables singes vervet : décidément l’Afrique du Sud ne cesse de nous surprendre…
Après le dîner, Marie nous réserve un de ses exploits dont elle devient coutumière.
Nous la voyons arriver les bras chargés de couvertures et de coussins et, en voulant rejoindre l’appartement d’Angelle et Nono, elle s’emmêle les pieds dans une chaise et tombe les deux genoux sur le carrelage…genou gauche intact, genou droit amoché, on applique arnica et sac de glace.
Le 4.11 : Santa Lucia
Réveil, constat du genou, pas terrible il est encore enflé.
On va chez le pharmacien…Ouf pas d’épanchement de synovie, Marie sera quitte pour passer quelques jours avec le genou bandé et avaler des anti-inflammatoires, il faudrait vraiment qu’elle se calme un peu, nous avons assez d’émotions comme ça.
Après le barbecue de midi, nous passons le reste de la journée tranquillement à jouer aux cartes avec Poupoune qui doit rester immobilisée une journée.
Le soir, nous allons dîner au restau et cette fois c’est Léna qui est mal en point. Elle est peut-être une insolation. On écourte la soirée. Ah ! Ces louloutes pas plus vaillantes l’une que l’autre !
Le 5.11 :
Départ de bonne heure vers le Kwazulu Natal.
Nous arrivons en début d’après-midi à Ulundi et nous allons repérer notre hébergement avant de nous rendre dans la réserve toute proche.
Déjeuner sur le pouce chez KFC (vous imaginez la bonne humeur de Gilles !).
On se rend donc à Imfolozi pour encore une fois voir les grands animaux africains. Cette fois, on se débrouille comme des grands sans guide et avec nos propres véhicules.
C’est encore un immense succès puisque sont au rendez-vous zèbres (les chouchous de Léna), gnous, élands, girafes, rhino, hippo, des tonnes d’antilopes de différentes espèces…
Pour les lions, on se dit qu’en pleine chaleur de l’après-midi, ils doivent roupiller. On décide donc de retenter notre chance demain matin à l’aube…
Nous rejoignons notre hébergement, il s’agit d’une super adresse :
L’Umuzi Bushcamp à Umundi.
Nous disposons de cases toutes différentes, joliment décorées avec salle de douches personnelles, tout est extrêmement propre.
Pour dîner notre hôtesse prépare un braai : barbecue pris au coin du feu et les enfants se font griller des « chamalows » sur des brochettes géantes : super sympa !
Le 6.11 :
Debout 4 heures pour être à l’entrée de la réserve à l’ouverture et « optimiser » notre dernière chance de voir des ou même un lion (s) (Allez ! Juste un, s’il vous plait!) …
Après 3 ou 4 heures de recherche vaine, nous abandonnons en nous disant qu’on aura mis toutes les chances de notre coté et que ce satané félin que nous traquons depuis près de 2 semaines n’aura pas récompensé nos nombreux levers aux aurores…
Tant pis, on a des images plein la tête de beaucoup d’autres animaux africains et on est heureux !
En fin de matinée, nous prenons la route pour le Drakensberg sous une pluie battante.
Il tombera des cordes toute la journée.
Nous arrivons à l’Amphitheatre Backpackers, situé au milieu de nulle part cette auberge de jeunesse est tenue par une équipe de « 68tards attardé »s, bien cracra : on adore !
Et dire que c’est ici que nous devons passer nos deux dernières nuits avec Angel, Nono et les filles…
On dîne sur place de toutes façons on n’a pas le choix il n’y a rien à des kilomètres à la ronde…
Le 7.11 :
Randonnée à cheval pour tous ceux qui n’ont pas mal au dos et même pour ceux qui n’ont jamais mis les fesses sur un canasson (il se reconnaitra et son arrière train s’en souviendra longtemps).
Nous nous dégotons un p’tit restau très sympa pour passer notre dernière soirée africaine ensemble.
Les gorges commencent à se serrer, demain nos potes rentrent en France…
On se console en se disant qu’on à passer ensemble 15 jours inoubliables et qu’on se revoit dans 5 semaines puisque pour nous la fin du tour du monde approche à grands pas.
Le 8.11 :
Route vers Johannesburg.
Adieux émus et humides à l’aéroport.
Recherche fastidieuse d’un hébergement pour nous.
On finit par trouver quelque chose au bout deux 2 heures !
Le 9.11 :
On reprend notre vie à trois : préparation de la suite du voyage. On galère bien pour trouver un hébergement et un vol pour Madagascar qu’on avait supprimé de notre programme mais où nous devons finalement absolument aller car 4 compères de Gilles nous y rejoignent pour quelques jours.
Reprise des cours pour Marie après 15 jours de « vacances » : le cours sur les pourcentages a du mal à passer !
Demain, départ pour Madagascar à 10h30.
Prochain blog on ne sait pas quand car comme vous avez pu le comprendre en Afrique Internet n’est pas très répandu. En Afrique du Sud, on a eu beaucoup de difficultés, alors à Mada….
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