Vendredi 17 :
Contrairement à ce que nous pensions et à ce qui se passe sur l’île de Java, le jour de l’Indépendance n’est pas particulièrement fêté à Bali.
Par contre tous les jours il y a des fêtes balinaises, nous sommes encore gâtés les jours qui suivent…
Samedi 18 :
On décide de quitter l’hôtel de bonne heure pour aller passer la journée au bord de la mer, près d’Amed.
Nous nous sommes renseignés hier à l’office du tourisme pour savoir s’il y avait une cérémonie de crémation dans la région (pas très accueillant et pas très bavard, genre : « Si t’as besoin de rien, tu leur demandes »). En effet, il doit en avoir une à Gyanar, en fin de matinée et nous prévoyons d’y faire une halte.
Les préparatifs ont lieu dans différentes rues de la ville parce que, en fait, ce n’est pas une crémation qui a lieu mais plutôt une vingtaine, au même endroit et au même moment.
On comprend un peu comment cela se passe.
Quand une personne meurt ici, la famille organise la crémation en consultant tout d’abord un astrologue pour connaître la meilleure date (dixit le Routard !), ensuite comme il faut respecter un délai de 42 jours minimum entre le décès et la crémation, le mort est enterré.
Le jour de la crémation on déterre le mort (ou plutôt ce qu’il en reste) et on installe ses ossements dans une tour magnifiquement décorée qui sera portée par les hommes et amis de la famille de la demeure du défunt jusqu’au lieu de crémation.
Cette tour est tournée dans tous les sens pour que l’âme ne retrouve pas le chemin de son domicile.
Cela donne lieu à d’immenses processions dans toute la ville. La tour portée par de nombreux hommes est accompagnée par les femmes portant de magnifiques offrandes et par des musiciens.
Enfin, les processions arrivent sur le lieu de la crémation.
On prépare alors le cercueil en y plaçant les restes du défunt, des vêtements neufs, de l’argent et différentes boîtes dont on n’a pas compris le contenu (il faut que le mort une fois une fois réincarné ait quelque chose se mettre, tout de même !), de l’eau bénie…
Tout cela est codé : la forme des cercueils dépend de la profession du défunt, par exemple si c’est un taureau, il s’agissait d’un brahman. Le nombre de toits de la tour quant à lui indique la caste : un toit, c’était quelqu’un de pauvre, sept toits pour un défunt de classe moyenne et neuf pour la classe sociale la plus élevée.
Enfin, le feu vert étant donné, on allume les buchers.
Et c’est presque fini.
Plus tard dans l’après-midi, les cendres des ossements apparemment facilement repérables grâce a leur couleur différente sont récupérées et déposes dans la mer. Une nouvelle vie peut commencer. La personne réincarnée ne ressemblera pas physiquement au mort mais elle aura les mêmes traits de caractère et les mêmes hobbies…
Dimanche 19 : on fait quelques emplettes puis on part vers le Sud par nous rapprocher de l’aéroport de Denpasar d’où nous décollerons demain matin de bonne heure.
Nous avons réservé au Novotel Benoa : endroit super sympa, beaucoup plus joli que le Club Med, qui se trouve tout près, et surtout carrément moins cher. Attention si on réserve sur Internet du groupe accord on bénéficie de tarif « canon » mais la réservation est non modifiable et non remboursable si c’est dans les « hot deals », j’n ai fait les frais !
Marie se fait encore de nouvelles copines, elle est même invitée à un anniversaire, durant l’après midi.
Nous, nous sympathisons avec les parents et nous passons une agréable soirée.
Lundi 20 :
Debout 5h45 : c’est dur !
Aéroport de Denpasar, on doit voler sur Batavia (ça fait pas bien sérieux pour une compagnie aérienne). Marie a un mauvais pressentiment, elle a peur que l’avion se crashe.
En fait tout se passe bien, on décolle presqu’à l’heure.
On arrive à Jakarta vers 9h, Gille spart à l’ambassade d’Inde déposer nos passeports, Marie et moi nous rendons directement à l’hôtel.
Anglais, lessive, on refait nos sacs (on avait laissé une partie de nos bagages à l’hôtel, il y a trois semaines et il faut les alléger pour le vol sur le Népal : maximum 20 kgs par pax). On prépare un colis pour la France avec nos quelques emplettes balinaises.
On essaye de confirmer nos vols de demain et après demain : impossible de joindre Air Sahara pour le vol New Dehli – Katmandu.
Gilles retourne à l’Ambassade en milieu d’après-midi et revient avec nos passeports et nos visas indiens (enfin !).
Pendant ce temps, j’établis un planning pour les cours de Marie du 1er trimestre de 6ème.
Enfin d’après-midi, j’essaie de transférer les photos sur le blog…
Voilà, on a un peu le blues de quitter ce pays très attachant, on se promet d’y revenir pour le visiter plus en profondeur…
Mais, on se console en se disant que d’autres découvertes nous attendent.
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