Jeudi 2 suite : Garut - Pangandaran
Visite d’un petit temple Hindou au milieu du lac au village de Cangkuang.
Déjeuner dans un restau qu’on vous recommande : Le Layung Sari à Garut, il n’est pas dans les guides parce qu’il n’a ouvert que depuis quelques mois mais on y mange très bien dans un cadre agréable. Havis nous propose de choisir pour nous et on se régale. Rps 157 300 pour 5 (on invite notre guide et notre chauffeur).
L’après-midi : Visite de la tribu traditionnelle de Kampung Naga. Pour atteindre le village, on descend à pied dans une vallée, environ 150 marches. Ici on a bannit tout ce qui est moderne, pas d’électricité, de télévision ni de téléphone (dans la théorie, mais quelques habitants ont des portables !).
Une centaine de maisons, pas de place pour en construire d’autres si bien que les enfants, une fois mariés, doivent temporairement quitter le village en attendant qu’une maison se libère suite à un décès.
On visite une habitation très rudimentaire et on fait quelques achats d’artisanat local (très bon marché). Marie distribue des sucettes aux enfants du village et l’un des garçons est un peu subjugué par notre fille.
On arrive assez tard à Pangandaran et après avoir refusé 2 hôtels nous nous installons au Laut Biru, hôtel assez classe (Rps 400 000, pour une chambre familiale avec 2 grands lits, taxes et PD inclus)…
Vendredi 3 :
Havis n’est plus avec nous, il nous avait prévenu qu’il serait pris avec un autre groupe de français à partir du 3 (ils avaient réservé depuis plusieurs mois, pas comme nous qui ne l’avions contacté qu’une petite semaine avant notre arrivée en Indonésie).
Il nous « confie » à 2 autres guides : Sylvie, guide depuis seulement 4 mois, elle ne connaît pas bien Java, elle sera notre interprète et Ad guide qui est censé bien connaître l’île.
Pour cette journée de visite des alentours de Pangandaran on a même un troisième guide : Dindin. Il y a maintenant 4 indonésiens pour 3 touristes!
Dindin est compétent et très marrant. Il parle français mais ne l’a pas appris à l’école mais dans la rue avec les touristes et il nous fait beaucoup rire avec ses expressions argotiques teintées d’accent indonésien.
On part à 8h30 pour le Green Canyon.
On descend la rivière sur un bateau traditionnel, puis le guide accompagne les bons nageurs jusqu’aux cascades. Endroit super joli à ne pas rater si vous visitez Java, mais essayer d’éviter de s’y trouver en même temps que les bus de Hollandais.
Nous qui n’avions pas vu un touriste (appelé ici boulet pour blanc) depuis jours, on est cerné par les bataves, ce qui nous gonfle un peu.
Plus tard, plage de Buta Karas, baignade et déjeuner au restaurant local.
Retour à l’hôtel vers 17h30, on n’ira pas voir les singes au parc national car on en a plein les pattes.
On cherche un cyber truc muche, pas évident dans le coin, Dindin nous propose de venir dans le sien : « C’est le plus rapide de la ville ».
Quand on y arrive, son employé nous dit que rien ne marche car il faut racheter des puces ! Ca marchera dans une heure.
On se rend en « pousse-pousse » au steak house qu’il nous recommande.
Le trajet en « pousse-pousse » ne réussit pas vraiment à Marie qui ne mange presque plus depuis 2 jours. Elle vomit toutes ses tripes en descendant de l’engin !
On dîne de brochettes ou steak de bœuf super tendre et gouteux, ça change un peu des mini-brochettes de poulet et des crevettes dont nous nous régalons depuis plusieurs jours.
Le restau est situé dans la zone dévasté l’été dernier par le « mini-tsunami », comme l’appellent les locaux (600 morts, quand même, Dindin nous a dit qu’il avait juste eu le temps de grimper en haut d’un cocotier pour échapper à la vague géante).
Marie ne touche évidemment pas à son repas et rentre directement à l’hôtel avec Gilles. Moi, je vais re-tester Internet. Cette fois, c’est bon et plutôt rapide.
Samedi 4 : Pangandaran – Wonosobo
Départ à 9 heures (on a négocié un heure de rab !)
Journée de route, en chemin on s’arrete voir les 7 fontaines dans un village paumé qu’on atteint en descendant plus de 300 marches très hautes. On est censé se faire faire un massage à la crème de soufre en bas, mais la perceptive de se taper 350 marches après s’être fait papouiller ne nous enchante pas.
En fait Gilles s’énerve un peu, dit qu’on aurait dû nous prévenir qu’il y avait autant de marches et qu’il déjà tard. On remonte pas enchanté car le guide nous annonce qu’il reste 4 à 5 heures de route et il est déjà près de 16 h.
En fait on arrive vers 20h à Wonosobo.
Nuit à l’hôtel Kresna (Rps 450 000, extra offert, taxes et P.D. incl.) très chouette, genre vieil hôtel colonial.
Dimanche 5 : Départ à 8 h – Direction Yogyakarta
Plateau de Dieng : visite du premier temple hindou de Java, cratère de Dieng (on ne reste pas longtemps : les cratères ont en a assez vus depuis la Nouvelle Zélande !) et lac coloré (idem).
Puis direction Borobudur : l’un des points forts de notre séjour à Java.
On y arrive vers 14h, déjeuner dans un truc à touristes (eh oui, on fait les difficiles maintenant qu’on a pris l’habitude de déjeuner dans des bouibouis indonésiens) plein de Bataves ! Il s’agit du NIRWANA (Rps 135 000 pour 3 sans les boissons).Enfin, on arrive à Borobudur : le plus grand temple bouddhiste d’Indonésie (USD 11 par personne).Impressionnant !
Un guide non-francophone nous accompagne et nous apprenons beaucoup de choses sur la religion bouddhiste et sur la vie de Bouddha.
Construit au VIII° siècle, le « temple sur la colline », littéralement, est divisé en trois niveaux : Kamadhatu (le désir), Rupadhatu (la vie) et Aruphadatu (le paradis ou Nirvana)….
Au troisième niveau, nous sommes encerclés par un groupe de touristes indonésiens de Sumatra qui nous demande de faire des photos avec eux. Ils sont adorables mais ça dure plus d’une demi-heure et on se demande si on va arriver à quitter les lieux. On se croirait de vraies stars.
Hébergement à l’hôtel Arry’s, pas le grand luxe mais très correct pour Rps 215 000 + 50 000 pour l’extra-bed, P.D. et taxes incl.
Lundi 6 : Visite de Yogyakarta : visite de deux ateliers de batiks, de fabrication d’objets et de bijoux en argent, de marionnettes sur cuir, du palais du Sultan, de la mosquée souterraine, et du marché aux oiseaux…
Nous sommes maintenant imbattables sur le « process » du Batik, peinture sur coton ou soie réalisée à l’aide de cire et de teintures (ce serait un peu long a expliqué, ici). On craque même sur 2 tableaux du maitre Kabul.
La technique du batik est également utilisée pour la fabrication de vêtements, j’imagine que c’était même sont but initial. On offre donc une petite robe batik à Poupoune !
Le soir, nous assistons à un spectacle de Ramayana (théâtre traditionnel javanais) de très grande qualité. Récit de l’histoire d’amour entre Rama et Shinta : très bien mais lire avant le document racontant l’intrigue si on veut y comprendre quelque chose (dîner-buffet + spectacle d’une heure trente : Rps 200 000 par personne).
Mardi 7 : on prend la route à 9 h en direction de Solo.
Nous visitons Prambanan, temples hindouistes superbes malheureusement très endommagés par le tremblement de terre de mai 2006. Il y avait 8 grands temples et plus de 250 petits et seuls les plus grands ne se sont pas effondrés. Il n’en reste pas moins vrai que c’est endroit est un peu magique et qu’il aurait été dommage de ne pas y faire une halte.
Entrée : USD 10 pour les adultes et USD 5 pour les enfants, pas de visite guidée en raison de l’état du site, on ne peut d’ailleurs pas approcher des temples dont certains éléments menacent de s’effondrer.
Dans l’après-midi, nous faisons un arrêt au temple « érotique » Candi Sukuh (Rps 10 000 par personne). Encore un temple (hindouiste), Marie commence à saturer, de notre coté on est un peu déçu de ne pas pouvoir réviser le Kâma-Sûtra, pas grand-chose d’érotique ici…
Puis en route vers Saranga, notre guide repère un mariage dans un petit village de montagne. On lui réclamait d’en voir un depuis plusieurs jours. Le mariage est fini mais la mariée est toujours là et le marié va se remettre ses vêtements de marié spécialement pour nous, c’est adorable.
Arrivée vers 18 h à Saranga, notre hôtel n’est pas terrible mais pour une nuit ça fait l’affaire (Saranga Inn, Rps 375 000 avec taxes et petit déj).
L’Indonésie nous plait toujours autant, on est un peu déçu par nos nouveaux guides et par le chauffeur qui bien qu’étant charmants et archi-serviables ne connaissent pas la région et on n’est pas convaincu qu’on prenne toujours la route la plus courte.
Pas possible de se connecter, on ne peut donc pas lire et répondre à nos messages et un peu plus embêtant, on n’a toujours aucune réservation d’hôtels ni de voiture pour Bali qui est beaucoup plus touristique que Java…et on n’a pas formalisé notre réservation avec le guide pour le Tibet et le Népal.
On a aussi beaucoup de mal à trouver d’où téléphoner en France où on voudrait bien donner des nouvelles à mes parents et enfin souhaiter l’anniversaire de Léna.
Mercredi 8 : Saranga – Bromo :
Départ 8h : grande journée de route jusqu’à Bromo, plus de 8 heures de voyage, on arrive enfin à Bromo vers 16h30.
On dort au Bromo Cottage (Rps 650 000, pour un « cottage familial » et le petit déjeuner. On est dans les nuages et la brume, la vue se sera probablement pour demain matin.
On doit se coucher de bonne heure ce soir parce que demain réveil aux aurores (et même avant !) pour aller voir le lever du soleil au Mont Penanjakan (2770 m, il semble qu’il y fasse très friquet à ces heures matinales et on a du mal à trouver des vestes chaudes à nos tailles qui ne correspondent pas au format indonésien…).
Jeudi : Bromo – Surabaya d’où nous décollerons vendredi pour Bali.
Réveil dans la nuit, Gilles pense que quelqu’un défonce la porte de notre chambre, moi qu’il y a un tremblement de terre.
En fait, il y a bien eu un tremblement de terre à 00h04 à dans l’ile de Java, d’une magnitude de 7.5 mais son épicentre est situé à près de 500 km d’ici. Rassurez-vous donc, tout va bien (comme dirait mon papa !) pour nous et pour tous les indonésiens car il n’y a apparemment pas eu de victimes, cette fois…
Lever 3h30, départ à 4 heures en jeep (Rps 275 000 pour 5 personnes, on peut se grouper avec d’autres) vers le Mont Penanjakan : lever du soleil (on est au dessus de la brume, c’est mieux qu’hier soir) et vue sur le volcan Sumeru qui explose en crachant des cendres toutes les 20 ou 30 minutes. Tout ça est magnifique et on se dit qu’on a bien fait de se lever sitôt pour admirer ce spectacle naturel.
On redescend ensuite en jeep vers le cratère du volcan Bromo en passant par la mer de sable. Arrivés au pied du cratère, on prend un cheval pour monter jusqu’à l’escalier (Rps 160 000 pour 3, gratuit pour notre guide) et grimper 150 marches. La poussière de sable et de cendres soulevée par les chevaux et les touristes ajoutée à la très forte odeur de soufre est suffocante mais la vue en superbe, encore une fois.
Retour à l’hôtel vers 8h30 pour prendre douche et petit déjeuner.
Puis route vers Surabaya (trois heures en théorie, on va voir si notre chauffeur trouve enfin la 5° !!!)
On s’installe à l’Ibis de Surabaya et enfin on peut se connecter !
Là s’achève notre mémorable séjour à Java.
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