Au port de Vaiare nous montons dans un bus délabré (XPF 500 par adulte et ½ tarif pour les enfants) et nous sommes pratiquement les seuls touristes.
Marie adore : « ça fait baroud » comme elle aime le dire si souvent.
Le bus nous amène jusqu’à l’hôtel Hibiscus (recommandé par Sullivan et seul établissement où nous ayons trouvé de la place pour une semaine, c’est les vacances scolaires ici) –
14000 + 11% de taxes, le bungalow équipé sans P.D. on pourra y passer 2 nuits ensuite on nous propose un studio car le bungalow est réservé.
C’est un endroit correct, propre et assez familial. Il y a une piscine, un resto et on est au bord du lagon qui est beau.
Ce matin : CNED, difficilement car Marie rechigne à finir le programme. C’est pourtant la dernière ligne droite avant la fin du CM2. On en a ras le bol de ce truc mais on n’abandonnera pas, je me le suis jurée en préparant notre tour du monde.
Gilles et Poupounette font quelques courses à la superette près de « chez nous ».
Comme je l’ai déjà signalé le coût de la vie ici est hallucinant.
Quelques exemples traduits en Euros pour ceux qui envisageraient des vacances dans cette France lointaine et surtaxée :
Une bouteille d’eau minérale d’un litre : 1.20 E
Une bouteille de Coca light d’1.5 L : 2.75 E
Un paquet de céréales Chocapic : 4.45 E
Nectar d’orange polynésien (donc fabriqué sur l’Ile !) : 2.60 E
Listel Chardonnay (ce n’est pas le top, quand même) :10.50 E
Jus d’ananas frais dans un café de Papeete : 5.90 E
Un plat de thon crû aux roulottes (on peut difficilement trouver plus économique) : 10 E
Au restau du marché : poisson crû mariné au lait de coco + riz : 19 E
Excursion de 4 h en bateau pour faire le tour de Moorea : prés de 60 E par pers.
A j’allais oublier : 1 heure d’Internet : 12.5 E (fini pour Marie MSN pendant des heures avec les copines) et pas de WIFI jusqu’à présent !
Bref, pour des vacances ici, il faut arriver avec un portefeuille bien garni (surtout que les DAB ne distribuent que XFP 35 0000, par semaine même avec des CB Gold « débridées ! »)
Ce n’est donc pas une destination pour « routards » ni pour bobo (bourgeois bohèmes) qui font le tour du monde.
Nous trouvons que ce type de séjour ne s’inscrit pas du tout dans notre périple : nous sommes en quête d’authenticité pas d’exotisme pour voyage de noces de luxe ni pour retraités ou surfeurs friqués.
On a hâte de partir vers la Nouvelle Zélande.
Heureusement, le temps est beau, les paysages magnifiques, les polynésiens très sympa ça compense un peu.
Voilà, j’ai fini de râler !
Nous partons découvrir l’île à pied, dans un premier temps.
On aura sûrement des choses plus positives à raconter ensuite car le guide Lonely annonce des sites magnifiques.