J’abrège le blog parce que
primo, ça fait une semaine que je ne l’ai pas fait
secundo, je ne me souviens plus de tout (on fait tellement de choses !),
et tertio, je n’ai pas beaucoup de temps pour le faire !
Le 31.08 :
Nous visitons Changunarayan (je ne sais plus ce qu’il y a d’intéressant ici)et Baktapur qui est l’ancienne capitale du Népal.
Ville très propre rénovée il y a une trentaine d’années grâce à des fonds allemand.
Le palais royal, Durbur Square, de très nombreux temples, l’ancienne école des philosophes et celle de l’écriture sanskrit…
Après déjeuner, nous assistons à un rituel effectué par une famille pour remercier les dieux : il s’agit du sacrifice de deux chèvres.
Il se met ensuite à pleuvoir comme éléphant qui pisse (eh oui, quand on a vu ça, une vache qui pisse est une petite joueuse), Surenda nous propose de nous réfugier chez un marchand de sari et de kurta : grave erreur, Marie et moi y passons plus d’une heure. On se fait faire des kurta sur mesure, s’il vous plait !
Sur le chemin du retour, nous faisons un arrêt chez un antiquaire : gilles flashe complètement sur un tapis en soie : 546 nœuds par pouce carré ! Je crois qu’on y retournera se faire un cadeau.
Le 01.09 : Normalement, une journée libre inscrite au programme.
Nous avons RV à 10 h avec la jeune volontaire belge, rencontrée à Pokhara, et Surenda pour nous rendre à l’orphelinat.
Nous traversons la ville en taxi pour arriver dans le quartier de l’orphelinat.
Accueillis chaleureusement par les 13 enfants qui y habitent et par le directeur, nous visitons les lieux pendant que Marie joue avec les enfants.
Il s’agit d’une institution privée comme il en existe beaucoup au Népal .L’ensemble est plutôt bien tenu à part la cuisine et les sanitaires qui laissent à désirer.
Mais le directeur ne nous parait pas très clair. Il est très évasif quant à la gestion et la provenance des fonds.
Nous lui proposons ensuite de lui donner les médicaments dont nous n’aurons pas besoin. Ca ne l’intéresse pas trop hormis ceux pour les maux de tête et de ventre. Il nous dit que quand un enfant est malade, il le conduit l’hôpital.
Pour les vêtements de Marie que nous proposons pour les petites filles de son âge, il n’a pas l’air enthousiasme non plus et nous dit qu’il pourra en donner aux filles en récompense d’une bonne action. Julie, la bénévole nous dit qu’il a déjà beaucoup de vêtements dans une pièce et qu’il ne les donne pas aux enfants qui portent souvent les mêmes habits sales. Aujourd’hui, ils sont tous « beaux » car ils font une sortie.
On lui propose ensuite d’offrir une machine à laver mais il fait la moue. En fait, ce qu’il veut c’est de l’argent et nous ne sommes pas très chauds pour faire un don en espèce car Julie nous a expliqué que la moitié des dons va directement dans sa poche !
Julie a constaté pendant les 4 semaines qu’elle a passées ici que les enfants dorment avec les mêmes vêtements sales que ceux de la journée. Elle a commencé à acheter des pyjamas pour les plus jeunes mais n’a pas réussi à en trouver pour 9 d’entre eux. Nous proposons donc de les acheter et de les apporter à l’orphelinat à notre retour du Tibet.
Espérons qu’ils les porteront.
Nous partons ensuite avec les enfants visiter le zoo de Katmandou. Nous enfournons tous : les 13 enfants, le frère du directeur, Surenda, Julie et un autre accompagnateur dans un tout petit mini bus qui nous emmène au zoo.
Le chauffeur ne semble pas savoir conduire, il n’a pas de rétroviseur et Gilles qui est monté à l’avant me dit en arrivant qu’on a évité de justesse trois gros accident. Heureusement à l’arrière, je n’ai rien vu !
Après la visite, nous offrons aux enfants un petit encas et nous les quittons en les remerciant beaucoup de leur accueil et de leur gentillesse. Je leur explique que nous reviendrons les voir dans une dizaine de jours et j’ai la larme à l’œil en partant.
Nous sommes très surpris d’avoir constaté que les enfants parlent tous anglais même les plus petits nous disent quelques mots dans la langue de Shakespeare. Ils fréquentent tous une école privée et ont de bons résultats scolaires.
Nous sommes un peu circonspects quant à l’intégrité du directeur, dommage !
J’ai les coordonnées d’un autre orphelinat et je suis en contact avec son directeur depuis plusieurs semaines. Nous essayerons d’y faire une petite visite avant notre départ vers l’Inde.
Pour les médicaments, Surenda nous conseille d’en faire don à l’organisation Mère Térésa dont le personnel formé médicalement sera quoi faire.
Le 02.09 : Départ à 7h45 pour aller prendre notre avion pour Lhassa, au Tibet. Surenda nous accompagne mais il nous prévient « que de l’autre coté de la montagne, il ne peut que subir les chinois et il semble un peu gêné par cette situation lui qui aime tant faire des petites surprises ou s’arranger pour que notre séjour se passe le mieux possible.
Le vol se passe bien mais comme il y a beaucoup de nuages nous n’apercevons pas les montagnes de la chaine himalayenne. Surenda exige de nous que nous buvions 2 litres d’eau avant d’arriver, remède très efficace contre le mal d’altitude. Lhassa se trouve à 3700 m !
Il nous a d’ailleurs aussi appris à marcher et à monter les escaliers (il faut inspirer par le nez sur une marche et expirer toujours par le nez sur la suivante).
A l’arrivée, les douaniers plutôt sympathiques vérifient notre visa de groupe (interdit de se rendre au Tibet en individuel) et nos passeports puis nous accueillis par notre guide local (c’est obligatoire) et par le chauffeur. Ouf, ceux sont des tibétains et pas des chinois qui sont réputés pour faire un service minimum et ne donner que très peu d’explications.
Après une heure trente de route, nous arrivons à Lhassa. Nous nous installons au Lhassa Hotel et on nous recommande de rester nous reposer jusqu’à l’heure du dîner.
Le 03.09 :
Ce matin, Gilles et Marie ne sont en forme et ils restent à l’hôtel se reposer. Le mal des montagnes a frappé ! Le Diamox n’y fait rien.
Je pars visiter avec Surenda et Sunan le Jokhang, temple le plus réputé de Lhassa et de nombreux pèlerins venus parfois de villages lointains viennent y prier. On se ballade ensuite autour du temple dans le Bakhor, bazar de Lhassa. C’est intéressant à voir car il y a beaucoup de tibétains, de moines… mais ce n’est pas l’endroit idéal pour faire des emplettes car l’artisanat est beaucoup moins beau qu’au Népal, il doit venir tout droit des usines chinoises !
Après déjeuner, nous allons récupérer Marie, Gilles préférant se reposer encore.
Nous visitons le monastère de Sera ce qui ne passionne pas Marie. Ce qui l’intéresse en revanche se passe dans la cour du monastère...
Nous assistons un curieux « spectacle ». Une centaine de jeunes moines sont regroupés, la moitié d’entre eux est assis par terre, l’autre moitié est debout. Ils sont ainsi en binômes, l’un posant des questions sur la religion ou plutôt la philosophique bouddhiste à l’autre. Si la réponse donnée est mauvaise, celui qui est debout frappe dans une main et tape du pied par terre faisant mine de donner un soufflet à l’autre. Tout cela se passe dans la bonne humeur et si certains moines semblent vexés quand ils se trompent, d’autres arborent un large sourrire.
Au bout d’une demi-heure environ, il inverse les rôles.
Il s’agit en fait d’entrainement avant l’examen plus sérieux.
Le 04.09 :
Ce matin, nous partons visiter le célèbre Potala, palais d’hiver des dalaï-lamas (le XVI dalaï-lama n’y vit plus puisqu’il a pris la fuite clandestinement en Inde en1959, juste avant l’annexion du Tibet par la Chine).
Après avoir gravi à pied en respectant les consignes de Surenda au niveau du souffle les 300m de dénivelé, nous pénétrons dans le palais.
Lieu superbe, nombreuse chapelles, peintures et sculptures et chortens extraordinaires.
L’après-midi, Marie et moi visitons rapidement avec Sunan le palais d’été des dalaï-lamas, beaucoup moins intéressant et jardins pas du tout entretenus, dommage.
Pendant ce temps, Surenda accompagne Gilles autour du Jokhang et dans le Bakhor qu’il n’avait pas pu visiter la veille.
Le soir nous nous rendons à un spectacle tibétain assez surprenant. Les danses locales sont de qualités mais entrecoupées de numéros d’humour ou de chant pas trop à notre goût. Par contre les chinois présents majoritairement sont très enthousiastes.
Le 05.09 :
Ce matin, nous quittons Lhassa pour nous rendre à Gyantsé. La journée est consacrée au transfert et on prévoit de faire plus de 8h de route !
Nous faisons un détour pour aller admirer les eaux turquoise du Lac Yamdrok, à 5050 m.
Dans l’après-midi, nous constatons de notre chauffeur a une attitude bizarre : il roule à gauche, (alors qu’ici on roule à droite), il cligne beaucoup de yeux, il a le regard vague. Bref, on la trouille d’avoir un accident et on demande à s’arrêter immédiatement. On prend à part notre guide et la guide tibétaine en leur disant qu’il est hors de question de continuer. Palabres avec le chauffeur qui accepte de passer le volant à Gilles après le prochain « check point ».
Eh eh, le malin avait oublié de dire qu’après le check point ce n’est plus une route mais une piste de 4X4 bien défoncée et boueuse sur 80 km.
Pas grave, Gilles est content, on est rassuré normalement tout va bien se passer maintenant.
Que nenni, au bout d’une demi-heure, on se plante lamentablement dans la boue, plus possible d’avancer ni de reculer. Les 4 roues motrices ne semblent pas fonctionner. Le chauffeur un peu plus en forme maintenant descend armé d’une pince, ouvre la porte pour trifouiller la boite de vitesse. Tout à coup un autre 4X4 surgit à fond et fonce dans notre véhicule manquant d’écraser le chauffeur contre la porte.
Quelle trouille ! C’est un jeune con de tibétain (eh oui, il n’y en a pas qu’en France), guide de son état qui ne s’excuse même pas. Il a voulu nous doublé par la gauche à fond alors que les autres 4X4 de son expédition nous ont doublé calmement par la droite avant d’immobiliser leurs véhicules pour venir nous porter secours.
Bref nous nous retrouvons, au milieu de nulle part, dans un paysage somptueux, entourés de touristes sidérés par l’attitude de l’abruti, de la boue jusqu’aux genoux (ça tombe bien je suis en sandale et robe : une touriste hollandaise sourit me voyant descendre du 4X4 et me dit : « full package » !!!).
On pense à mes parents qui doivent rigoler en lisant ses lignes, eux qui sont largement habitués aux péripéties en 4X4, eux les spécialistes des aventures en Land.
Finalement un 4X4 nous sort de cette mauvaise passe en nous tirant avec son treuil de fortune.
Il y a eu plus de peur que de mal !
Nous arrivons enfin vers 19h30, à notre hôtel de Gyantsé.
Le 06.09 :
Remis de nos émotions de la veille, nos partons visiter le monastère de Kumbum, grand trésor culturel du Tibet, très nombreuses chapelles aux peintures et aux statues en terre cuites exceptionnelles.
Puis, nous reprenons la route pour 2 h et nous arrivons à Shigatsé où nous déjeunons avant que Gilles et Marie partent visiter l’immense cité monastique de Tashilumpo, siège des Panchen Lamas.
Je reste me reposer à l’hôtel car mon dos me fait beaucoup souffrir ces derniers temps. Il faudra surement que j’envisage une « opération bio ionique » pour le pied, la hanche et le dos à notre retour ! En tous cas que je me fasse sérieusement soigner, car j’en ai assez d’être une grand-mère à 40 ans (presque !) |